La conception de la marionnette

La fabrication des poupées

De nombreux pays extra-européens utilisent des matériaux provenant de l’environnement naturel : le bois, et aussi la calebasse, les feuilles de palmier ou de bananier, le raphia, le bambou, les coquillages. Il y a des marionnettes en os chez les Touaregs.

Aux Nouvelles-Hébrides s’est développée une technique, celle du surmodelage qui, si elle est connue ailleurs, est réalisée d’une façon particulière et unique. Sur un visage formé généralement d’une coque de noix, le relief (oreilles, nez, yeux protubérants) est modelé dans une pâte composée de râpure de liane, de moelle de fougère, de lait de noix de coco, de jus de fruit à pain. Parfois, l’intermédiaire entre le support et les éléments végétaux est une toile d’araignée. Cette technique ne se sépare pas des pratiques culinaires : «Le modelage utilise comme matériaux des bois mous râpés, mêlés de sèves et de pâtes de fruits, de même que les jours de fête étalent, après l’ouverture des enveloppes de feuilles, les crèmes renversées d’ignames ou de taros râpés, arrosées de lait de coco.

Place à la créativité pour concevoir une marionnette

A côté des matériaux traditionnels, entrant dans des symboliques ou provenant de l’environnement naturel, se placent les matériaux de récupération, issus des sociétés dites de consommation. Ils emportent les enthousiasmes des animateurs de stages socio-éducatifs, qui mettent l’accent sur une notion qui a surtout fait fortune dans les années soixante-dix : celle de créativité. En fait, il s’agit aussi de voir autrement l’objet de consommation, de jouer avec lui, de s’en défendre et de l’apprivoiser tout à la fois, d’en dégager une poétique.

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